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Le chemin de vie

 Le chemin de vie

Je vais vous conter une histoire : celle de la calèche et du voyageur

C’est une métaphore orientale ancienne de notre vie sur Terre.

dans son livre : « Dis-moi où tu as mal, je te dirais pourquoi » – Les cris du corps sont des messages de l’âme »Michel ODOUL exprime que la maladie n’est pas le fruit du hasard ou de la fatalité, mais un indicateur de la nécessité de changement.

« Pour la médecine orientale, la maladie témoigne d’un obstacle à la réalisation du Chemin de Vie. La conscience exprime ainsi par des troubles énergétiques générateurs de maladie les entraves à son plein épanouissement [...] »

 

La santé personnelle est une des choses sur lesquelles nous avons un véritable pouvoir et dont nous pouvons avoir l’intention légitime de posséder.

 

Les orientaux nous proposent une image fort intéressante pour ce véhicule et ce Chemin de Vie.

 

Nous sommes, disent-ils comme une charrette, une Calèche qui représente notre corps physique, et qui circule sur un chemin qui symbolise la vie ou plutôt le Chemin de Vie. Voyons jusqu’où nous pouvons pousser cette image

Le chemin sur lequel circule la Calèche est un chemin de terre. Comme tous les chemins de terre il comporte des « nids de poule », des trous, des bosses, des cailloux, des ornières, et des fossés de chaque côté. Les trous, les bosses, et les cailloux sont les difficultés, les heurts de la vie. Les ornières sont les schémas déjà existants que nous reprenons des autres et que nous reproduisons. Les fossés plus ou moins profonds représentent les règles, les limites à ne pas franchir sous peine d’accident.

Ce chemin comporte parfois des virages, qui empêchent la visibilité ou traverse parfois des zones de brume ou des orages. Ce sont toutes ces phases de notre vie où nous sommes « dans le brouillard », où nous avons de la difficulté à voir clair, à anticiper, car nous ne pouvons « voir devant ».

 

Cette Calèche est tirée par deux chevaux, un blanc (Yang) qui est à gauche et un noir (Yin) qui est à droite. Ou bien, ils sont cinq et représentent nos organes des sens. Ces chevaux, quels que soient leur nombre, symbolisent les émotions, ce qui nous montre à quel point ce sont elles qui nous tirent, ou nous mènent dans la vie.

Cette Calèche est conduite par un Cocher qui représente notre mental, notre Conscient. Elle possède quatre roues, deux devant (les bras), qui impliquent la direction donnée par le Cocher aux chevaux, et deux derrière (les jambes) qui portent et transportent la charge (d’ailleurs toujours plus grosses que celles de l’avant).

A l’intérieur de la Calèche il y a un passager que l’on ne voit pas. Il s’agit du Maître ou Guide Intérieur de chacun de nous,

Notre Calèche personnelle avance donc sur le chemin de la vie, dirigée en apparence par le Cocher. En apparence, car si c’est bien lui qui la conduit, c’est en fait le passager qui a donné la destination.

 

Le Cocher, qui est notre mental, conduit donc la Calèche. De la qualité de sa vigilance, de sa conduite (ferme mais en douceur) va dépendre la qualité et le confort du voyage (existence).

 

S’il brutalise les chevaux (émotions) et les brime, ceux-ci vont s’énerver ou s’emballer à un moment donné et risquer de conduire la Calèche à l’accident, de la même manière que nos émotions nous conduisent parfois à des actes irraisonnables voire dangereux.

 

Si le conducteur est trop relâché, s’il manque de vigilance, l’attelage va passer dans les ornières (reproduction des schémas parentaux par exemple), et nous suivront alors les traces faites par d’autres, en courant le risque d’aller au fossé comme eux s’ils l’ont fait. De la même façon, s’il n’est pas vigilant, le Cocher ne saura pas non plus éviter les trous, les bosses (coups, erreurs de vie), et le voyage sera très inconfortable pour la Calèche, le Cocher et le Maître ou Guide Intérieur.

 

S’il s’endort ou ne tient pas les rênes, ce seront alors les chevaux (émotions) qui vont diriger la Calèche. Si le cheval noir est le plus fort (parce que nous l’avons mieux nourri.), la Calèche va tirer à droite et être guidée par les images émotives maternelles. Si c’est le cheval blanc dont nous nous occupons le mieux qui domine, la Calèche va tirer à gauche, vers les représentations émotives paternelles.

 

Lorsque le Cocher conduit trop vite, force trop comme nous le faisons parfois, ou si les chevaux s’emballent, c’est le fossé, l’accident qui arrête plus moins violemment tout l’attelage et avec plus ou moins de dégâts (accidents, traumatismes).

Parfois une roue ou une pièce de la Calèche lâche (maladie), soit parce qu’elle était fragile, soit parce que la Calèche est passée dans trop de bosses et de trous (accumulation de comportements, d’attitudes inadéquates). Il faut alors réparer et selon la gravité de la panne, nous allons pouvoir le faire nous-même (repos, cicatrisation), devoir faire appel à un dépanneur (médecine douce, naturelle), ou si c’est encore plus grave à un réparateur (médecine conventionnelle).

 

Mais il sera de toute façon important pour nous de ne pas nous contenter de changer la pièce. Il sera important de réfléchir à la conduite du Cocher et à la manière avec laquelle nous allons changer nos comportements, nos attitudes face à la vie, si nous ne voulons pas que « la panne » se reproduise.

 

Parfois la Calèche traverse des zones de faible visibilité, c’est-à-dire que nous ne voyons pas vraiment où nous allons. Il peut s’agir d’un simple virage. Nous pouvons le voir et nous préparer à son arrivée en anticipant. Nous devons alors ralentir, repérer dans quel sens tourne le chemin et suivre la courbe en tenant bien les chevaux (maîtriser par exemple nos émotions quand nous vivons une phase de changement voulue ou subie). Lorsqu’il s’agit de brume ou d’orage, il nous est alors plus difficile de conduire notre Calèche. Nous devons « naviguer à vue », en ralentissant l’allure et en nous fiant aux bords immédiats du chemin. Nous devons dans cette phase faire une confiance totale, pour ne pas dire « aveugle », dans le chemin de la vie (lois naturelles, règles de la Tradition, Foi, etc.), et le Maître ou Guide Intérieur (Non-Conscient) qui a choisi ce chemin.

 

Ce sont les phases de la vie où nous sommes perdus, « dans le brouillard » et où nous ne savons plus où nous allons. Dans ces moments-là, nous ne pouvons plus faire autrement que laisser la vie nous montrer la route.

 

Parfois enfin nous arrivons dans des carrefours, des bifurcations. Si le chemin n’est pas balisé, nous ne savons pas quelle direction prendre. Le Cocher (le mental, l’intellect) peut prendre une direction au hasard. Le risque de se tromper, voire de se perdre est grand.

 

Plus le Cocher est sûr de lui, persuadé de tout savoir et maîtriser, plus il va vouloir et croire savoir quelle direction choisir et plus le risque sera grand. Nous sommes alors dans le règne où la raison et l’intellect croient pouvoir tout résoudre.

 

S’il est en revanche humble et honnête avec lui-même, il demandera au passager (Maître ou Guide Intérieur). Celui-ci sait où il va, il connaît la destination finale. Il pourra alors l’indiquer au Cocher, qui la prendre, à condition que ce dernier ait été capable de l’entendre.

 

En effet la Calèche fait parfois beaucoup de bruit en roulant, et il est nécessaire de s’arrêter pour pouvoir dialoguer avec le Maître ou Guide Intérieur. Ce sont les pauses, les retraites que nous faisons parfois pour nous retrouver, car il nous arrive de nous perdre.

 

Voilà donc une image simple, mais qui représente vraiment bien ce qu’est le Chemin de Vie. Grâce à elle nous pouvons comprendre facilement de quelle façon les choses se passent dans notre vie, et ce qui peut les faire déraper. »

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